Les gueules cassées-Martin Monestier

A croire qu’en ce moment je suis complétement dingue de la première guerre mondiale …

En effet, ce livre est un « documentaire » sur la prise en charge des « baveux » ou « gueules cassées » pendant la première guerre mondiale…

J’en avais entendu parlé à la radio et ma lecture de la chambre des officiers m’a
poussée à l’acheter.

Après un rappel sur les dégats humains, les avancées technologiques durant la première guerre, Martin Monestier nous conduit au coeur des gueules cassées : les différents médecins qui se sont
intéressées à leur prise en charge, les lieux de secours (avancés, spécialisés).

Compte tenu des immenses souffrances engendrées par un tel conflit, il est difficile d’écrire, et plsu encore de faire admettre, que cette guerre, dont on affiche en général uniquement
les oeuvres de mort et de destruction a aussi été la source de progèrs scientifiques de la plus haute portée.
 

Les avancées en bactériologie vvont engendre de nouvelles façons de traiter les plaies. Ainsi, pour prévenir les infections on ne les suture plus immédiatemment, on les incise afin de les
transformer en plaie saine.

La problématique des « gueules cassées » permet d’aborder un versant de l’histoire de la médecine :  reconstruction du visage, greffers de peau/de cartilage/d’os, lutte contre les
infections, lutte contre l’enraidissement, méthodes anesthésiques et antalgiques…

La morphine ne fut pas employée dans les hôpitaux de la grande guerre pour soulager les douleurs des blessés. Découverte par Séguin en 1916, la morphine est extraite de l’opium qui en
renferme environ le dixième de son poids. En ce debut de XXème siècle, elle est considérée comme « un poison très énergique » qui ,selon la Grande Encyclopédie Larousse, « entraîne des paralysies
locales, une diminution de la mémoire et la perte d’une partie des facultés intellectuelles ».
 

La grande valeur de ce livre tient au fait que Martin Monestier a mis en avant le travail des médecins par des photographies de grande taille, montrant l’évolution des blessures au fil du temps.

  Ce n’est pas un ouvrage déprimant, au contraire, la plupart des techniques utilisées par les médecins des « baveux » sont encore d’actualité, et servent à la chirurgie plastique et/ou esthétique.

Les photos sont des photos du livre (Martin Monestier a utilisé les archives du Val de Grâce)

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