Grâce et dénuement- Alice Ferney

J’avais bien aimé deux livres d’Alice Ferney : Paradis Conjugal et Les Autres ; les aventures du groupe de lecture théâtralisée m’ont conduite à lire Grâce et dénuement.

Il s’agit selon moi autant d’un livre sur les gitans que d’un livre sur l’engagement social.
En effet, la vie d’une famille de gitans est décrite sur une dizaine d’années : expulsions, caravanes, vols, couchers tardifs, chants, feu, discrimination, froid… toute la « panoplie complète » de
« la vie de gitan » est ici illustrée.
Certains personnages sont plus sympatiques que d’autres, d’autres plus dramatiques. Il y a de l’alcool, de la misère, mais aussi de l’amour.

Au milieu de cette famille gitane, une jeune femme ( Esther) tente d’imposer son projet : lire des livres aux enfants. Comment va-t-elle se faire sa place ? Quelle importance vont prendre les
visites régulières d’Esther dans la vie des gitans ? Le rêve d’Esther n’est-il pas celui de beaucoup d’humains  : partager. Partager, dans quel but ? se faire plaisir à elle ? aux gitans ?

Il est aussi beaucoup question de vieillesse, de confiance dans ce roman.
J’ai trouvé dans ce roman une belle réflexion sur la vie et ses tourments mais je trouve qu’il y a beaucoup de clichés et l’attitude presque extrémiste d’Esther m’a parfois un peu dérangée.
Jusqu’où a-t-on le droit d’imposer ses idées à un groupe ?  Faire lire les gitans les rendra-t-il plus heureux ?

D’autres avis
Journal d’une lectrice

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7 commentaires pour Grâce et dénuement- Alice Ferney

  1. enna dit :

    Je me souviens que j’avais trouvé ce roman très fort et émouvant.

  2. keisha dit :

    J’ai vraiment aimé ce roman.
    Il date de dix ans environ, et la vie des gitans évolue (quoique j’en ai encore vu récemment installés en plein champ dans la boue). Ils sont fiers de leur côté « gens du voyage » . Ils fréquentent
    les hôpitaux et parfois les écoles. Parfois aussi ils savent lire.

  3. **Fleur** dit :

    J’en garde un très bon souvenir, c’est un très beau roman

  4. Ce qui est intéressant c’est que le côté cliché du livre se ressent dès la lecture du premier paragraphe de ta critique… Le seul Ferney que j’ai tenté de lire m’est tombé des mains au bout de
    quelques pages. Je ne tenterai pas celui-la

  5. La librivore dit :

    J’adore Alice Ferney, je viens de relire « L’élégance des veuves », qui est aussi magnifiquement écrit.

  6. La librivore dit :

    Bonjour, je cherche des participantes pour ma communauté « Littérature au féminin » qui aimerait explorer l’écriture féminine, le monde
    vu et senti par les femmes, et la spécificité de leur regard. Des blogonautes qui partagent qui aiment en particulier Alice Ferney…

  7. la librivore dit :

    Non, il n’y a pas de contraintes de lecture car ce n’est pas une communauté généraliste et il n’y a pas de défis particuliers, ni de rythme pour participer car les gens sont de toute façon très
    sollicités. C’est sur tout ce qui concerne les livres publiés autour des femmes, des témoignages, des grandes héroïnes, des essais sur la condition féminine. Il y a juste un forum et la question
    est « Quels sont les cinq auteurs féminins que vous emmeneriez sur une île déserte. Je te remercie de ton accueil.

Les commentaires sont fermés.