L’A26- Pascal Garnier

Quoi ? Encore un livre de Pascal Garnier ?? Et alors, je vous avez déjà prévenus je suis complétement garniérisée… et ce n’est (presque) pas de
ma faute si j’ai trouvé ce livre (presque) par hasard (à la lettre G de la librairie)…. et je n’ai pas DU TOUT pu résiter.



Bref, de quoi parle ce petit Garnier ?
Encore une fois des personnages au destin trouble (Yolande tondue à la Libération  et son frère Bernard condamné par un cancer), dans un lieu perdu (le Nord de la France, un village isolé)
aux abords de l’A 26 en construction.
Ces deux là noient leur destin… L’un va vers la mort en la provoquant, l’autre vit enfermée dans une maison, prisonnière de ses peurs et de ses angoisses…

Comme d’habitude, Machon avait adopté à son égard la même attitude joviale qui l’agace tant. Mais hier soir, il jouait encore plus faux, trébuchait sur les mots, ses yeux
cherchaient en vain le trou du souffleur. Bref, il avait expédié Bernard en niant avec les yeux ce que ses lèvres affirmaient.
– C’est une question de moral, M Bonnet, et de volonté, il faut lutter, lutter ! De touta façon, vous allez voir, d’ici deux ou trois jours vous allez vous sentir mieux. N’oubliez pas, trois le
matin, trois le midi et trois le soir.
Il est vrai qu’en sortant, Bernard s’était senti soulagé, mais cela
n’avait rien à voir avec les médicaments. ces rendez-vous réguliers depuis des mois avec le docteur le rongeaient autant que sa maladie, une interminable corvée.

A force de regarder les gens, puisqu’il n’a rien d’autre à faire, Bernard finit par reconnaître tout le monde. C’est étrange, mais pas si invraisemblable que ça, il n’a
jamais quitté la région et il a vu pas mal de gens passer à la gare. Cela dit, personne ne le reconnaît lui. Tout celà n’est qu’illusion, troubillon de visages croisés ici et là, brume de bière
et fumée de cigarette. On croise le monde entier dans sa vie mais on l’oublie au fur et à mesure comme ces rencontres de vacances à qui l’on promet d’écrire et qui passent aussitôt aux
oubliettes. Comment faire autrement, il faudrait dix vies pour gérer tout ça. Et puis au fond, nous n’avons besoin que de quelques satellites pour former notre galaxie. Toutes les étoiles se
ressemblent.

Alors, mon bilan … Je suis mitigée : j’ai trouvé que, dans ce roman, Pascal Garnier avait moins joué sur l’ambiance générale, et beaucoup moins travaillé la description de ses personnages
centraux. Il les a juste effleurés.  Dommage ! Beaucoup moins d’humour noir également, mais un style toujours sympathique. Mitigée je vous avais prévenus !
Mitigée mais toujours garniérisée … au suivant !

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6 commentaires pour L’A26- Pascal Garnier

  1. sylvie dit :

    zut, tu vas en avoir deux

  2. sylvie dit :

    tu pourras échanger le tien chez ton libraire…comme ça tu ne sera pas en » manque « de Garnier

  3. bzzz dit :

    MARRE de Pascal Garnier!??? La râleuse de service… J’ai oublié de te prêter les revues intellectuelles et M.Sommer!???

  4. Stephie dit :

    Voilà qui me rappelle que j’avais décidé de découvrir cet auteur 😉

  5. liliba dit :

    Garniérisée… j’adore !!!

Les commentaires sont fermés.