Le voyage dans le passé : Stefan Zweig

Le récent billet d’In cold Blog
m’a fait sortir ce livre de ma PAL (prêté par Bzzz depuis plusieurs semaines (mois ?) …)



 Que reste-t-il d’un amour non « consommé »naprès plusieurs années de séparation ?
Que faire de ces souvenirs de jours heureux ?

Louis un jeune homme allemand de condition modeste, brillant au travail , devient le protégé d’un riche bienfaiteur. Contre son gré, il est obligé de vivre dans la maison de ce dernier. Cependant,
malgré ses réticences initiales, il se sent rapidement chez lui dans cette maison … grâce à la femme de son bienfaiteur : prévenante, disponible, à l’écoute, cultivée …

Ce n’est que qu’au moment où il doit  s’éloigner de cette femme, pour des raisons professionnelles (mutation au Mexique), que Louis se rend compte de son attachement et de son amour pour 
cette femme.
Les quelques jours précédents le départ sont des purs moments de complicité, de tendresse. Rien de physique entre eux… seulement la promesse faite à Louis, qu’à son retour elle sera à lui.

Il fit alors un mouvement décidé et ferme, son regard fort, viril, s’empara du sien.  » Tu ne veux pas comprendre, mais je sais que tu comprends. Te souviens tu de cette
chambre – et te souviens tu  de ce que tu m’as promis lorsque je reviendrais… »
Ses épaules tremblaient, elle essaya encore d’éluder : « laisse cela, Louis… ce sont de vieilles histoires, n’y touchons pas. Ce temps là, où est-il ? »
« Il est en nous ce temps là », répondit-il, inflexible, « dans notre volonté. J’ai attendu neuf ans, sans mot dire. Mais je n’ai rien oublié. Et, je te le demande, t’en souviens tu encore
?
« 

Louis vit donc au Mexique cette amour passionné par lettres interposés. Mais son retour est repoussé à cause de la guerre…
Neuf ans séparent  ces deux amoureux là. que reste-t-il ? des miettes ? de la passion ? de la peur ? Des souvenirs ?

Séparés tout ce temps par une distance infranchissable, ils ressentaient désormais avec une violence décuplée cette proximité retrouvée qui se passait de mots. Mon Dieu,
comme c’était long, comme c’était vaste, neuf ans, quatre mille nuits, jusqu’à ce jour, jusqu’à cette nuit !


C’est l’amour, ses limites, ses excés, les souvenirs et leur importance dont parle Zweig avec beaucoup de poésie et de réalisme.

Un livre à lire.

Chez Jules

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8 commentaires pour Le voyage dans le passé : Stefan Zweig

  1. gazou dit :

    Un livre sde Stephane Zweig, c’est sûrement très intéressant

  2. In Cold Blog dit :

    Bon, finalement, tu as bien fait de le sortir de ta PAL, hein ? ;D

  3. Jules dit :

    Lu cette semaine et adoré!!

  4. bzzz dit :

    Un peu déçue. L’auteur a un talent inouï pour décrire les sentiments mais j’avais préféré ceux que j’avais lus avant (Ivresse de la métamorphose, 24h dans la vie d’une femme…).

  5. enna dit :

    j’ai aimé tout ce que j’ai lu de Zweig jusqu’ici…il faudra que je le tente celui-là (hein, bzzz?!)

  6. Karine :) dit :

    J’ai vraiment beaucopu aimé aussi… mais j’aime toujours Zweig alors, c’est pas étonnant!

  7. Leiloona dit :

    Un livre à lire : oui ! Et il est si court que ce serait dommage de s’en priver ! 🙂

Les commentaires sont fermés.