Les voleurs de beauté- Pascal Bruckner

J’avais beaucoup aimé ce livre à sa sortie… en 1997, j’étais encore lycéenne mais le charme et la magie du livre ont encore opérés en 2008…
J’ai beaucoup aimé !



« Les voleurs de beauté »… forcément c’est un titre qui intrigue… qui n’a pas un jour jalousé l’autre d’être
plus « beau » ou voulu être plus jeune ? moins gras ?
A l’heure des liftings et autres injections de produits antirides, .
chacun semble bel et bien courir  après sa beauté (ou sa propre idée de la
beauté…)

Ce livre est tout d’abord l’histoire de rencontres étranges:

1) Celle d’un écrivain raté (Benjamin) et d’une jeune avocate (Hélène)

(Benjamin parlant de lui)
Ayant gardé de ma jeunesse une vénération  désuète pour l’imprimé, j’aspirais à la gloire littéraire alors même que je n’avais rien à dire, aucun don à faire fructifier.

2) Celle de Benjamin et d’une interne de garde en psychiatrie un week end de 15 Aout (Delphine)

(Delphine parlant d’elle)
Mon domaine à moi, c’était la fragilité  psychique, terrible peut être mais propre, lisse comme un cerveau dans sa boite.

3) Celle de Benjamin et Hélène avec les « voleurs de beauté »

4) Celle de Delphine et Aïda

Ce livre est la « confession » de Benjamin à Delphine pendant sa nuit de garde…

Les voleurs de beauté… trois individus en quête d’une éternelle jeunesse, soit parce que la naissance ne les a pas aidé (un horrible nain Raymond), soit  parce que le temps
qui passe et les premières rides ne permettent plus à des séducteurs de séduire (Francesca et Jérome)…

(Jérome parlant de lui)
Ces homages muets, ces chuchotements que soulève sur son passage une jolie femme, je ne les suscite presque plus.

(Jérome parlant des « beaux »)
Ils nous narguent de leur perfection. Là où ils passent, ils sèment la division, le malheur et renvoient  chacun à sa médiocrité.

(Francesca)
Etre jeune est un privilège fugace qu’on expie sa vie durant.

Ces trois là veulent rattrapper le temps passé, et ils le font de façon particulière….

(Jérome)
Nous incarcérons des jolies femmes sous cette ferme pour les mettre hors d’état de nuire. Elles acquittent l’impôt du visage.

(Jérome)
Francesca doit ce coup de fouet au fait qu’elle va presque chaque jour, respirer aux bouches de la jeunesse

C’est bien sûr dans la plus grande discrétion que se joue se triste scénario mais quand le hasard s’y mêle et que  Benjamin et Hélène croise nos « voleurs de beauté » : rien ne va plus….

Fiction ? Réalité ? à vous de choisir et de vous laisser emporter par l’histoire.
Un autre avis positif
Y’en a peu être d’autres mais j’ai pas trouvé …

Publicités
Cet article a été publié dans Lectures. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Les voleurs de beauté- Pascal Bruckner

  1. enna dit :

    Ton commentaire m’intrigue…je le note sur mon carnet 😉

  2. liliba dit :

    Je note !

  3. J’avais ressenti un énorme malaise à la lecture de ce livre très malsain (caractéristique qui ne me dérange pas forcément dans l’absolu). J’avais eu une impression similare en lisant Lune de Fiel. Bruckner aime provoquer et c’est plutôt une qualité en littérature quand la provocation débouche sur autre chose, sur une réflexion. Je ne suis pas certaine que ce soit le cas de ces deux livres. Ce ne le fut pas pour moi en tout cas.

  4. C’est un plaisir. Je commente peu tes messages car je connais rarement les livres que tu cites.

Les commentaires sont fermés.